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- Portrait - Voici un portrait de David, écrit courant 2005, il relate l'homme derrière le pilote. Certains passages sont tirés de livres ou magazines (en ce cas je les ai un peu complétés) , mais certains sont écrits entièrement par moi... David Couthard a débuté en Kart sans être persuadé que ca l'interessait, ou qu'il pouvait daire quoi que ce soit avec. Pourtant il lui a fallu un an pour devenir champion d'Ecosse de Kart. Il ne fait aucun doute que le talent de pilotage de David est inné. Tout comme lorsqu'il arrache 22 victoires sur 28 en Formule Ford quelques années plus tard. David reste attaché a Twynholm, sa ville natale, chaque Noel, il y fait un saut pour boire une pinte avec ses amis. Il y a en lui quelquechose d'énigmatique, même après dix ans en Formule un durant lesquels il nous est devenu si familier qu'on a du mal a imaginer un grand-prix sans lui.
On demande donc a David de le laisser passer. Sur ses entrefaits, David reflechit un peu, il n'a aucune pression derrière, il pouvait alors souffler un tour ou deux. Quelle erreur Mika avait-il commise ? Et même si cela avait été une véritable erreur, pourquoi lui demandait-on a lui d'en subir les conséquences ? Cela arrive, de se tromper. C'est ce qui determine la victoire ou la défaite. Pourquoi devrait-il renoncer ? Il n'a pas de contrat de deuxième pilote. David demanda plus d'information mais se heurta a un mur. " C'était une erreur David, c'est toi qui vois ". Comment pouvait-il prendre une décision raisonnée sans connaître les faits exacts ? Que se passerait-il si il concédait la victoire ? Il décida finalement de ralentir. Plus tard, sur le podium, David eu du mal a apprécier ces instants. C'était un joli doublé pour le team mais son propre job d'individu employé pour remporter des courses avait été sacréement bafoué. Mika de plus, remercia David mais ne fit aucune allusion a la façon dont on lui rendrait la pareille. Mika oublierait, comme par hasard, l'incident.
La presse, au lieu d'applaudir David comme un le pilote le plus magnanime de toute l'histoire de la Formule 1, se mirent a reprocher a Mac Laren, et a l'Ecossais en particulier, de fausser le jeu. Le scandale ne se dissipa que face a un autre : Les freins directionnels de Mc Laren furent déclarés illégaux ce qui ne fit qu'empirer les choses pour David Coulthard. On le laissa porter seul le badge du pilote qui fait cadeau d'une victoire, a un équipier indifférent. Et pourquoi ? Parce que, comme il se l'est dit a lui-même un million de fois dans les années qui suivirent, c'était son devoir de membre de l'écurie Maclaren Mercedes. Il devait se le rappeller sans cesse de faire le meilleur pour le team. C'est le Matra qui a effectivement défini le reste de sa carrière en Formule 1, tandis que Montoya, Hakkinen ou Villeneuve ont couru et courent pour eux-mêmes avant tout et ensuite pour le team, David a toujours pensé a ce pourquoi il était là et a fait ce qu'il avait a faire. Rubens Barrichello est différent, a Indianapolis en 2002, Michael ouvrit la porte, pour tenter de faire une arrivée " ex aequo " Rubens ne s'était pas privé de le passer sur la ligne. Les victoires sont trop préciseuses pour en ceder plus d'une.
Il n'est donc pas étonnant que David soit resté incompris durant de nombreuses années. Il était l'archétype du bon pilote - intelligent, travailleur, organisé, disponible, précis, rapide, progressant d'année en année - mais se voyait considéré ( par des personnes censées savoir de quoi elles parlent ) comme dépassé, voire fini. Il remporterait Monaco en 2002, releguant les frères Schumacher aux places restantes sur le podium, il vaincrait en qualification et en coursant son jeune et brillant coéquipier Raikonnen en 2003 plus d'une fois, en Australie, Au Bresil ( ou son ravitaillement 3 tours avant l'interruption de la course lui a fait perdre une victoire méritée ) ou a Suzuka, ou il a de plus cédé sa monoplace a raikonnen qui a fait une erreur en qualifications. Ce que tout le monde oublierait pourtant vite, trop vite. N'oublions pas, a Suzuka, l'an passé, sur un circuit de pilotes, et malgré le fait qu'il aie du ceder sa voiture, il était bien plus rapide dans le virage 1 et les esses ( les virages les plus difficiles du circuit ) et il a conservé un net avantage dans Degnas et Spoon. Il n'y a que sur les bordures des chicanes que Kimi a réagi.... mais David n'a jamais été un adepte de la chose, au contraire de son ami Jacques Villeneuve. Mais David a fait indéniablement mieux que Kimi a Suzuka. Quand bien même la grande affaire en 2003 a été son incapacité a donner tout ce qu'il a de mieux dans les qualifs sur un seul tour, ses courses en ont bien sûr pati, et il a du faire des miracles en partant loin sur la grille. A suzuka, son approche était plus structurée, plus empreinte de discipline. Et l'on peut supposer qu'il en sera de même en 2004. Le discours est souvent tel " David est trop pro pour être un véritable pilote, trop gentil, trop clean, il ne peut pas être bon. C'est chaque année pareil : David parle d'être plus en forme, ou plus vorace que jamais, mais il n'est cependant jamais a la hauteur, il ferait mieux de s'arrêter de parler pour se mettre au boulot " entends-ton a son sujet. Le plus génant est que ces déclarations comme celle-là ont été faites cet hiver, à la suite du copieux déjeuner qu'il organise chaque année pour le préstige. On se fiche qu'il soit le seul pilote de F1 a penser de cette façon, à non seulement s'ouvrir a la presse ais mettre la main au portefeuille. On se moque parce que sa facon de répondre a la question est optimiste et positive. Comment devrait-il répondre ? " Je ne me sens pas en grande forme et je pense que la voiture sera une merde ". Et le journaliste ironise : Il ne se dit pas seulement grande forme, il assure qu'il gagnera. Et l'on dit cela du pilote qui a cédé une victoire a Jerez et a Melbourne. David sait plus que quiquonque depuis ses années qu'il ne devrait pas prédire de victoires.
Ses anciens co-équipiers parlèrent de lui lors de la mi-saison 2003, Mika Hakkinen tout d'abord, qui avait une opinion très tranchée. En résumé, David n'était plus bon a grand-chose, et sa carrière était terminée, il ne comprenait même pas pourquoi il restait chez Maclaren, ou même en Formule 1. Damon Hill en 2003, avait une opinion différente. Pour lui, David devait simplement se montrer plus dur, plus froid, en piste principalement. C'était la seule chose qui importait si il voulait gagner. Mais David n'est pas comme ça. Et alors se profile une pensée pour les fans de Formule 1 et de David : Mika Hakkinen aurait-il raison ? David a t-il encore sa place en Formule 1 ? La suite va heureusement lui donner tort.
En 2004, il débute sa dernière saison chez Maclaren, tel qu'il a toujours été, le meilleur lorsqu'il s'agit d'identifier les problèmes sur la voiture, de prévoir les pépins, de penser au tour 34 alors qu'on en est a la première demi-heure d'éssais, et être un des meilleurs pilotes de F1, c'est dit ! Il a cependant apporté des modifications à sa vie au cours de l'hiver. Non parce qu'il est persuadé qu'il sera champion du monde, mais parce qu'avec le temps, on apprend et on s'améliore. Dans sa préparation pour 2004, il a fait en sorte machine arrière, dans le sens ou il simplifie sa vie afin de se donner a 100 % a la course. Plutôt que de passer la période trépidente des fêtes de fin d'année avec sa famille en Ecosse, ou au Bresil avec Simone sa compagne, il a passé l'hiver dans son appartement des Alpes suisses, a l'air frais, tout simplement. Lors des éssais, il partage comme avant, son temps entre la voiture, le motorhome et le sien, passant toutes ses journées de travail sur des problèmes qui ont besoin d'être résolus, il est entouré d'une très bonne équipe. David aura peut-être moins de temps libre cette année pour discuter dans le paddock, mais il est abarsourdi d'entendre que des pilotes traversent la foule en courant afin d'éviter qu'on ne leur parle, ou qu'on leur fasse signer des autographes. Il ne viendrait pas l'idée de cette athlète complet de faire l'un ou l'aure : la politesse et la courtoisie ne sont pas moins importantes pour lui que de remporter la prochaine course, il l'a prouvé en 2005 à Hockeineim, lorsqu'après un accident en éssais tandis qu'il restait plusieurs dizaines de minutes, il s'est lancé dans une longue séance d'autographe. David à le vent en poupe. Lorsqu'il s'agit de minimiser les inconvénients d'une voiture, par opposition a maximiser les côtés positifs, c'est un maître. Il l'était au début de l'époque Maclaren, et l'est resté. Et voilà que fin 2004, il parle publiquement de nombreuses pistes qu'il envisage pour son avenir. Eddy Irvine fera des commentaires comme quoi il faut qu'il cesse pour de bon la F1, car il paraît ridicule à trop chercher refuge alors que personne ne veut plus de lui. David trouvera sa planche de salut, RedBull. Il affirme ensuite être capable de nous surprendre chez RedBull. Cela fait sourire. Il pense même à une plaisanterie quand ses patrons lui disent, peut se laisser aller, il n'est pas forcé de se raser chaque jour. Mais non, il adoptera un look plus décontracté.
David est heureux, il ne lui en faut pas plus pour être performant. Les magasines ne donnaient pas cher de sa peau, dès le premier GP, il s'avère performant. La chance en qualifications l'a aidé pour avoir cette 4e place ? Qu'à cela ne tienne, il en reprendra une quelques semaines plus tard, et mènera deux fois un grand-prix... cette saison chez RedBull se terminera avec autant de points qu'avec McLaren en 2004. Le contrat pour une année de plus est vite signé, la presse se repentit. F1 Racing par exemple qui quelques mois disaient qu'il allait sans doute être, malheureusement, pré-retraité, diront : David à donné une leçon pour ceux ( y compris des magasines spécialisés ) qui l'avaient trop vite entérré ! David peut toujours surpendre. A la suite de cette saison, il affirme vouloir rester même après 2006. Il n'a pas changé d'idée. Il à toujours dit qu'il se voyait rester aussi longtemps que possible, et s'y tient. Il est heureux, s'entend bien avec ses coéquipier, Klien en parlera : « Je pense que son rôle a été énorme. Il a beaucoup d'expérience avec des équipes de pointe et a fait avancer l'équipe entière sur la bonne voie. De mon côté, j’ai beaucoup appris à son contact. C’est vraiment un très bon pilote. Le voir travailler avec l'équipe et les ingénieurs était très intéressant. C'était très, très utile. Il est également très ouvert. Je peux lui poser toutes les questions possibles et il me donnera une réponse. C’est génial d’avoir un équipier comme lui. » avouait le jeune autrichien. 100% pur pilote affirme son t-shirt a son éffigie vendu sur les grands-prix. Et ce n'est pas volé. David Coulthard n'a pas laissé les abus du monde la F1 entâcher sa conception d'une ethique du sport pur. Il se donne toujours a fond, avec ses mécanos, ses sponsors, sa gym - et travaille l'art de piloter une voiture de F1 a son maximum absolu - comme au sien. |
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